Présentation
Historique
Les Objectifs
Le Tracé
Les Espèces
Documentation
Photothèque
Vidéos
Espace privé



HISTORIQUE

Depuis plusieurs décennies, les pays de la zone sahélo saharienne sont confrontés à un déficit pluviométrique combiné à une pression anthropique qui perturbe les grands équilibres écologiques et installent la zone dans un processus quasi inexorable de désertification. Actuellement plus des 2/3 de la superficie du continent africain sont couverts de zones désertiques, ou fortement dégradées.
Il en résulte une dégradation des ressources naturelles, une baisse des productions agricoles et une situation d’insécurité tant alimentaire qu’énergétique.
Pour renverser la tendance, plusieurs initiatives souvent adossées sur une approche sectorielle comme le reboisement ont été tentées dans divers pays par des structures nationales ou par des organisations d’intégration sous-régionales ou internationales. Cependant, malgré les efforts consentis çà et là, force est de reconnaître que les résultats, escomptés sur les conditions économiques, sociales et environnementales des populations sont demeurés nettement en deçà des attentes.
Il s’y ajoute qu’une des leçons à tirer de ces expériences est qu’aucun pays, pris individuellement, n’a les moyens techniques, humains et financiers nécessaires pour faire face à ces contraintes majeures, d’où la nécessité d’une approche solidaire, intégrée et fédératrice.

Aussi la proposition de son Excellence Olusegun OBASANJO, ancien Président de la République Fédérale de Nigeria lors du 7e sommet des Leaders et Chefs d’Etat de  la CENSAD tenu les 1er et 2 juin 2005 à Ouagadougou (Burkina Faso), d’entreprendre l’édification d’un mur de verdure du Sénégal à Djibouti pour freiner le désert a été favorablement accueillie. Elle a été reprise et conceptualisée par Son Excellence Maitre Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal sous l’appellation de « Grande Muraille Verte » ou « Great Green Wall. La particularité de cette approche « Grande Muraille Verte » est, tout en créant et consolidant une ligne de défense par des activités de reboisement et d’aménagement, de contribuer efficacement au développement intégré des zones rurales traversées et aux actions de lutte contre la pauvreté dans le cadre d’un développement durable. Toutefois, les variations dans les contextes biophysiques, pédologiques et culturels imposent un développement global par la prise en compte et l’intégration des spécificités locales.
L’union africaine l’a adopté lors de la 8ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenue les 29 et 30 janvier 2007 à Addis–Abeba (Ethiopie) la déclaration 137 (VIII) en approuvant l’Initiative « Grande Muraille Verte du Sahara ».
Plusieurs réunions d’experts et au niveau ministériel convoquées à l’initiative du Sénégal ou de la CENSAD ont permis de fixer les grandes lignes des cadre institutionnel et d’exécution de ce programme majeur. Il s’agit en particulier de l’élaboration des documents sur les  modalités opérationnelles de mise en œuvre, la mise sous la tutelle politique de l’UA et de la CEN-SAD avec l’appui du Sénégal, Coordonnateur du volet Environnement du NEPAD du projet GMV .
Le tour de table des bailleurs organisé en marge de la conférence ministérielle tenue en février 2008 à Saly (Sénégal) à l’initiative du Sénégal, sur la grande muraille verte et les bassins de rétention a permis de partager les approches et obtenir l’engagement de la Communauté des bailleurs d’accompagner la grande muraille verte.
De l’analyse des consensus issus des diverses consultations et rencontres entre les pays et acteurs concernés par la GMV, la priorité dans la mise en ouvre, se situe dans  la nécessité de partager les connaissances disponibles sur les espèces végétales et les systèmes de mise en valeur et de suivi de la Grande Muraille. Ce point constitue une étape cruciale garantissant le maximum de chance de réussite du programme de la GMV et justifie la convocation du présent colloque international.

 

 

 

Evenements

Sommet des Chefs d'état et de gouvernement N'diamena le 17 juin 2010