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LES ESPECES

Le choix et l’intérêt des espèces adaptées à la sécheresse apparaissent comme des éléments stratégiques pour une meilleure réussite des opérations de plantation dans le tracé de la Grande Muraille Verte. Aussi, il est demandé aux experts nationaux d’étudier, d’amender et de compléter la liste indicative des espèces végétales les plus appropriées aux aires écologiques du tracé au niveau de leurs pays. Toutefois il est recommandé ce qui suit :

  • les espèces appropriées pour la GMV sont d’abord celles qui s’y trouvent, s’y maintiennent et s’y développent,
  • les aménagements doivent d’abord prendre en compte ces espèces résilientes pour la plupart,
  • les espèces à sélectionner pour être introduites dans la GMV doivent répondre aux critères majeurs :
  1. avoir une plasticité écologique qui leur permette de se maintenir et de se développer dans les zones écologiques allant jusqu’à 100 mm de pluviométrie ;
  2. avoir une utilité qui répond aux besoins des populations.
  3. être par ailleurs communes à plusieurs pays contigus traversés par le tracé de la GMV.
  4. Il s’agira dans le choix des espèces :
  5. d’identifier les espèces les plus adaptées aux zones arides et semi-arides ainsi que des indications nécessaires sur les conditions de réussite de production et de repiquage des plants dans les zones éco-géographiques du tracé et en particulier celles au niveau de votre pays;
  6. de promouvoir l’agroforesterie comme technique alternative viable de reboisement ;
  7. de favoriser les espèces existantes économiquement rentables et acceptées par les populations et en particulier les fruitières forestières qui contribuent à l’équilibre nutritionnel des populations et à la lutte contre la pauvreté ;
de tenir compte des besoins des populations dans le choix des espèces pour mieux satisfaire leurs besoins en produits ligneux et non ligneux.

Voir le tableau indicatif

 Point sur quelques expériences d’utilisation de certaines espèces végétales

Nous vous livrons ci-après quelques expériences conduites sur quelques unes des espèces végétales proposées sur la liste indicative.

  1. Acacia saligna  M. J. E. EPHRATH (Israël) : 

Le reboisement  et l’atténuation du stress hydrique des plantes passent par l’irrigation et la récupération des eaux de pluies. Les expériences menées pendant  5 ans sur l’Acacia saligna dans le désert de Néguev et d’autres régions arides d’Israël montrent que le développement racinaire d’Acacia Saligna est uniquement influencé par la fréquence d’arrosage et non par la qualité de l’eau d’irrigation. Aussi l’auteur préconise-t-il le recours aux nappes d’eau saumâtre pour satisfaire la demande en eau de l’arbre.

  1. Periploca laevigata M. Ali FERCHICHI (Tunisie) :

Elle est une espèce prometteuse pour la réhabilitation des écosystèmes arides et sahariens dégradés ». Elle supporte de faibles pluviométrie (<100 mm) et a un mode de ramification qui lui permet de résister à la pression du bétail. Cet arbuste qui a une prédilection pour les substrats calcaires est très recherché pour améliorer les espèces pastorales et pour lutter contre la désertification.

  1. Leptadenia hastata  M. Kawa ROMAIN (Niamey) ».

C’est une plante de couverture qui couvre le sol, piège du sable et des graines de graminées emportées par le vent. Ces dernières pourront repousser à ses pieds et contribuer ainsi à la végétalisation des zones dégradées.  Elle est une plante à usages multiples.
Le genre Atriplex (Professeur Chalbi ), est une ressource génétique appelée à prendre une importance grandissante dans les programmes d’amélioration des parcours pastoraux des zones arides et semi-arides (pour les ovins et les caprins),

    • le jujubier Mr Danthu (CIRAD) : une espèce frontière des zones arides. particulièrement présente dans les zones arides et dont les fruits représentent une valeur réelle tant d’un point de vue nutritionnel qu’économique. Les résultats de la domestication de l’arbuste en Inde ont permis un accroissement de vingt fois le volume initial des fruits.
    • Boscia senegalensis pers.lam ex Poir  Mr Dogo Seck (FNRAA) : est une espèce à considérer dans le programme de lutte contre la désertification et la préservation de l’environnement ». La valorisation de cette espèce comme alternative aux insecticides de synthèse coûteux et polluants est prometteuse et montrent de bonnes qualités pharmacologiques, fourragères et alimentaires ainsi qu’une grande capacité de survie sur des sols pauvres à très dégradés.
 

 

Evenements

Sommet des Chefs d'état et de gouvernement N'diamena le 17 juin 2010